chroniques des pirates ~ Bienvenue !  posté le samedi 22 août 2009 10:50

Bienvenue sur le blog de mes chroniques !

Avant que vous ne commenciez votre lecture, je mets quelques points au clair : il s'agit de mon travail, ma propriété. Le plagiat est interdit . Pour faire cours, c'est sous copyright. Merci de respecter mon travail.

Voilà , donc je vous re-souhaite la bienvenue. Je fais quand même une petite introduction à ces chroniques. Il s'agit de mon projet d'écriture du moment, et j'espère vraiment en faire quelquechose =D J'espère que l'histoire vous plaira , et n'hésitez pas à me donner votre avis, pour que je puisse l'améliorer . Bonne lecture !

CHRONIQUES DES PIRATES

BRISEUR DE SERMENTS

" un jour , tu devras choisir : la Terre ou la Mer."

RESUME :

Lorsque la lune est à son apogée , souvent , fend les vagues un vaisseau noir comme la nuit. Prédateur silencieux . C’est la Vengeance , le célèbre navire de la non moins célèbre Reine des Pirates. Rares sont ceux qui l’ont déjà vue , mais ils vantent sa beauté comme nombre de corsaires. Elle écume les mers depuis des années , et cela ne cessera que lorsque vengeance aura été donné. Le sang appelle le sang. Que cherche t-elle ? La rumeur prétend qu’elle venge un fils arraché de ses bras il y a de cela des années. Ce sont les racontars de pirates soûls , à qui le rhum a délié la langue, mais qui s’accordent sur ce point : Vengeance doit être donnée. Ceux qui se sont attirés la haine des Seigneurs de Flots connaissent le sort qui les attend si ils s’aventurent sur les Eaux : la Mort.

Ossal le Ménestrel.
© Kamille S
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Divers  posté le samedi 22 août 2009 11:18

Pour la pub et les questions , c'est ici =) J'en profite pour vous mettre le poème que j'ai écrit il y a quelques mois et dont l'histoire est partie .

 

La vue des mouettes a réveillé le désir insoumis de mon cœur.
Je suis partie , là où un vent mutin caresse les plumes des oiseaux .
 Je suis partie là où l’écume chargée de sel s’abat le sable ,
 Là ou les corsaires bravent les flots.
Céans mon âme vogue sans fin : l’Océan.
 Comment pourrais-je m’endormir maintenant ,
 Sans le roulement de la houle sur la grève,
Sans le chant abyssal de notre Mère la Mer ?
Je m’en vais rejoindre les Seigneurs des Flots .
 Je quitte la Terre pour les Eaux .

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Briseur de Serments - Chapitre Premier  posté le samedi 22 août 2009 11:29

Les premiers rayons du soleil s’attardèrent sur la cité de Brume. Ils effleurèrent la pierre froide des murailles , sans parvenir à les réchauffer ; entamèrent une danse dorée avec les feuilles des arbres ; caressèrent avec douceur la peau des bêtes parquées dans les enclos , les tirant du sommeil ; plongèrent au-delà des lourds rideaux qui tentaient vainement de les combattre, aveuglant les occupants des pièces dans leur repos, les enveloppant dans une chaude étreinte ; et s’élevèrent dans le ciel , tirant le bourg de l’obscurité dans lequel il avait était plongé lors de leur habituel voyage par delà les mers. Ils finirent leur course dans les eaux du port , saluant le Soleil qui se tenait en personne à l’horizon et illuminait sous son disque nacré les eaux d’une lumière à la fois blanche, rosée et orangée, en allumant des reflets dorés sur les quais. Les docks ne dormaient jamais : ici , de nuit comme de jour , les bateaux venaient et repartaient , les marins s’affairaient à réparer amoureusement voiles, cordages, coques et poutres, les pêcheurs débarquaient le fruit de leur travail , les mouettes piaillaient et volaient bas, dans l’espoir de récupérer quelques poissons frais. Les matelots bavardaient gaiement , et de temps à autre, un ordre, un appel claquait par-dessus le brouhaha. Parfois, la vue d’un fin navire , équilibré et gracieux au large déchaînait les imaginations. Dans les tavernes près des quais, chacun allait de son avis sur le vaisseau pirate. Il était rare que ceux que l’on appelait les Seigneurs des Flots fassent escale au port. On admirait le bâtiment , véritable fils de la mer dont la grâce, la vitesse, la légèreté lui avaient taillé une réputation de Chasseur. Tantôt , les pirates s’installaient à la taverne , buvaient jusque tard dans la nuit , et encore plus rarement , contaient les exploits des corsaires. Il était exceptionnel que l’un d’eux évoquât leur Reine , dont le renom la précédait dans n’importe quel lieu. Dans ces moments , ils trouvaient toujours foule d’auditeurs , et pour les malheureux qui n’avaient pû jouir des confidences des forbans, il y avait toujours des hommes pour raconter à nouveau les histoires qui nappaient les flibustiers. Chaque petit garçon avait un jour rêvé de ces hommes venus de loin , surtout dans les quartiers pauvres. Neath n’avait pas échappé à la règle : les pirates lui avaient , pendant longtemps , enflammé l’imagination. Cependant, la réalité avait prit le dessus : il était le fils de Personne , un garçon sans avenir , sans un sou , qui avait passé les seize dernières années à l’orphelinat, à grelotter sous sa couverture les nuits d’hiver, à travailler pour sa pitance. Il ne savait ni lire, ni écrire, ni compter. Il vivait au jour le jour , depuis qu’on l’avait congédié de l’hospice. Et ses pas l’avaient tout naturellement conduit jusqu’au Port. Neath avait toujours aimé la Mer. C’était si agréable de fermer les yeux , en se laissant porter par le roulement de la houle sur la grève ! Le vent mutin , venu du large , le berçait d’une douce nostalgie, et il puisait un certain réconfort dans l’étreinte du mistral. La vue des mouettes réveillait en lui un désir qu’il n’arrivait pas à expliquer. Il enchaînait donc les travaux , récoltant une paie minime, juste de quoi se nourrir. Et à l’aube de ses dix-sept ans , les seuls biens qu’il possédait étaient un poignard dont il prenait grand soin - il lui avait coûté beaucoup de sueur et de privations - ainsi qu’un pendentif où l’on avait délicatement ciselé la lettre N, premier caractère de son prénom . Le bijou avait trouvé sa place sous la chemise , à l’abri de la convoitise d’autres personnes ; mais le petit poids autour du cou , ou la froidure du métal le rendait omniprésent aux yeux de Neath. Le jeune homme éprouvait à la fois de la joie et de la tristesse à l’idée que quelqu’un ait fait gravé cela pour lui. On avait pensé à lui . Depuis l’âge de sept ans , Neath s’était résolu au fait que personne ne viendrait jamais le réclamer. Et huit ans plus tard, nul n’était venu le détromper. Aussi, quand à l’heure du marché l’on aperçut au large une rose des vents flottant sur le mât d’un fin navire , le cœur de Neath se mit à palpiter. La dernière fois qu’un bateau pirate avait accosté à Brume, il avait six ans. Il n’en gardait aucun souvenir. Il se mêla à plusieurs marins , qui bavardaient gaiement , en désignant le bâtiment qui fendait l’eau. Dire que la journée qui s’annonçait lui avait parut comme les autres : banale , fade , grise . Il s’était levé aux aurores, avait quitté la cabane miteuse qui lui servait de chambre pour aller se baigner dans la petite rivière qui coulait non loin de là , s’était rasé les quelques poils dorés qui poussaient sur sa mâchoire, avait noué ses cheveux blonds en une tresse, avant de descendre au port en sifflotant une vieille balade. Il avait ensuite rejoint Tassel , le pêcheur qui l’avait engagé quelques jours plus tôt, était monté sur le pont du petit navire, et avait déchargé le poisson du jour; avait soigneusement vérifié l’état des filets ; avant d’aller se restaurer à la taverne du coin , « les petits matelots » . Roberta, la femme du tavernier , lui avait servit une chope d’hydromel, du fromage de chèvre, et un morceau de pain encore chaud. Le repas était délicieux , et son estomac s’en était réjouit. Lorsqu’il avait quitté l’auberge, il s’en était retourné auprès de Tassel , qui lui avait donné quelques pièces pour sa maigre bourse. Le pêcheur lui avait ensuite tourné le dos pour s’occuper de son étal . « Sois là demain à l’aube, mon garçon ! » avait-il crié en le voyant s’éloigner. Pour quelques sous , Neath avait accepté de réparer les filets d’un chalutier. Le soleil était haut lorsqu’il termina sa tâche, et sur la criée , le poisson se vendait sous les cris des pêcheurs. Et puis, Il était apparu. De sa vie , Neath n’avait jamais vu d’aussi beau navire - et pourtant, Dieu seul savait combien de bateaux avaient accosté à Brume au cours des seize dernières années ! Un feu s’attisa dans le cœur du jeune homme, alors que son corps frémissait. Le vaisseau ne serait pas là avant la fin de l’après midi , mais alors qu’il taillait sa route dans les lames , sa coque élancé et ses voiles blanches gonflées par le vent se dessinaient déjà. En haut du mât , la bannière des pirates flottait : la rose des vents ondulait sous les bourrasques du mistral. Tout en mâchonnant une pomme, il avait emboité le pas à trois matelots. Le plus âgée d’entre eux , aux mèches grises et à la démarche clopinante, lâcha d’une voix rauque :
- Ah , la dernière qu’ils sont v’nus , c’était y’a dix ans ! Et s’avez quoi ? Y’avait leur Reine , avec eux ! Ouais , ajouta-t-il en croisant la stupeur peint sur le visage de ses camarades, leur Reine ! J’étais là , et pi , leur bâteau quand il a accosté, hop! Elle est v’nu sur le pont , elle a dit quelqu’chose aux autres, pi’ après , elle est retourné dans sa cabine. Ca a même pas duré le temps d’un battement d’ailes de mouettes.
Le vieux marin sourit , révélant quelques dents manquantes. Il répondit aux questions dont le pressait ses deux amis .
- Oué , pour ça , c’est une sacrée belle femme ! Elle portait un tricorne , et pi’ , ses cheveux ils étaient blonds . Elle les avait tressés, ils descendaient jusque là , indiqua-t-il en situant un point au milieu de son dos.
- Et ses yeux ? Interrogea un des hommes.
- Ils ont accosté la nuit , alors , j’ai pas bien vu , mais tout le monde sait qu’ils sont bleus !
 - La nuit ?
 - Ouais, y’a pas grand monde qui l’a vu, la Reine ! J’avais bu , pi’ je me promenais sur le port , quand ils sont arrivés ! Après, y’a ses hommes qui sont descendus, pi’ ils nous ont dit d’aller ailleurs ! Du coup , j’suis parti , et quand j’me suis r’tourné , les pirates, ils surveillaient .
Neath avait déjà entendu l’histoire de la venue des Seigneurs des Flots à Brume une bonne centaine de fois. Cependant, nul n’avait jamais évoqué la Reine aux commandes de l’équipage. Et bien qu’il connaissait la réponse , il demanda :
 - C’était la Vengeance ?
Le marin tourna la tête vers lui :
- Nan.
Le jeune homme haussa les épaules, sceptique : le batelier pouvait avoir inventé l’histoire. N’importe quel homme savait que la Reine des Pirates avait les cheveux blonds, le regard couleur océan, et portait un tricorne. Son histoire était inexplorablement lié à la Vengeance, son vaisseau ; et qu’elle naviguât sans lui paraissait inconcevable. Le vieil homme avait sans doute imaginé cette fable. Il serait sans doute fort demandé à l’auberge , ce soir , et la bière coulerait à flots pour lui . La vue du bateau avait simplement attisé les chimères de son esprit, comme beaucoup d’autre genss, sans doute. Oui - Neath fronça les sourcils - c’était cela, car il était certain que l’aventure eût été connu bien avant si elle avait été vraie. Pour sur , au coucher du soleil , d’autres contes abracadabrants auraient fait leur apparition , et coureraient sur les docks. Il prit congé des trois moussaillons , et regardant s’échouer le trognon du fruit , il croisa Seth, avec qui il partageait ce que l’on pouvait difficilement appeler son logis. Son compagnon paraissait visiblement excité. Ses yeux bruns pétillaient, et il souriait largement. Neath ne pouvait cacher qu’il se consumait de la même fièvre, du même enthousiasme ,et ses lèvres esquivèrent un sourire.
- Alors, qu’en penses tu ? Demanda son ami en désignant de la tête le port et la mer.
- J’en pense, répondit Neath, qu’il nous faudra être à la taverne ce soir.

Voici pour le chapitre premier =) Vos avis ?

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